Gainsbourg débarque sur les bancs de la Sorbonne

L’homme à la tête de chou aurait dû fêter ses 90 ans le 2 avril prochain. Pour l’occasion, l’université de la Sorbonne à Paris, a voulu célébrer cet anniversaire symbolique en consacrant une partie de son programme du mois d’Avril à ce génie musical.

Serge Gainsbourg, Lucien Ginsburg, l’homme a la tête de chou, Gainsbarre, appelez comme vous le voulez, néanmoins, depuis qu’il nous a quitté, le 2 mars 1991, il est devenu un mythe à part entière du patrimoine français qui s’attache régulièrement à lui rendre hommage. Des honneurs sous différents supports tels qu’un Biopic, la réédition de certains albums et de titres inédits, des bd à son effigie ou encore peut-être un musée dans son ancienne demeure du 5 bis rue de Verneuil comme l’a annoncé sa fille, Charlotte. Cette reconnaissance, qu’il a cherché tout au long de sa vie, il la doit autant à son avant-gardisme musical, que ses provocations en tout genre, qui ont fait de lui, un des chanteurs français les plus controversés. La tentation de faire de ce personnage si complexe un objet de cours titillait l’esprit de la Sorbonne depuis un moment. Mais c’est désormais chose faite, grâce à un colloque international.

En effet du 9 au 11 avril, l’université de la Sorbonne consacrera, une multitude de conférences sur le parcours de Serge Gainsbourg. L’université sort le grand jeu pour l’occasion, la salle des Actes, l’une des plus prestigieuses de toute l’université, sera ouverte pour l’occasion. Au moins une trentaine d’intervenants se succéderont sur l’estrade pour essayer d’analyser et d’expliquer comment Gainsbourg a construit son image tant provocatrice que paternaliste, en s’appuyant essentiellement sur son rapport à la culture savante, sa stratégie de carrière ou son inscription dans le champ social. Toutes ces conférences sont accessibles à tout le monde, il faut seulement s’inscrire auprès de l’université. Ces conférences rentrent dans le cadre de cours de musicologie, de sociologie, d’histoire ou encore de littérature. C’est une première qu’un chanteur contemporain français soit enseigné à la Sorbonne, et c’est entièrement mérité pour ce « dernier grand seigneur » de la musique et de la littérature, comme il aimait se définir.

 

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