La Philarmornie de Paris met l’electro à l’honneur

Née il y a plus de trente ans dans les clubs lugubres des bas fonds de Chicago et surtout de Détroit, l’électro est aujourd’hui la bande son de toute la planète. Si elle a donné naissance à une culture musicale très éclectique, elle possède également une dimension politique, contre culturelle et protestataire. L’exposition « Rêve électro » mise en musique par Laurent Garnier se tiendra du 9 avril au 11 août. 

Dur d’imaginer que l’électro est deux fois plus vielle que tous les gamins qui squattent la Concrete ou les Nuits Sonores. Apparue au milieu des années 70 avec des groupes tels que Kraftwerk, elle sera popularisée ensuite par Juan Atkins, Derrick May ou Jeff Mills. C’est cette histoire de près de trois décennies que racontera, au printemps, à la porte de Pantin, l’exposition organisée par la philharmonie de Paris. 

De Berlin en passant par Paris, des raves londoniennes à la house mystique de Chicago, cette exposition devrait, à priori, nous changer des visites classiques dans les musées, qui ne proposent rien de nouveau, tant sur la forme que sur le fond. Le commissaire de l’exposition n’est autre que le très grand Jean-Yves Leloup, auteur, DJ, et journaliste spécialisé dans les musiques électroniques pour Radio nova, Libération ou encore Tsugi. 

L’exposition vient de l’initiative du collectif 1024 Architecture, qui a notamment créé les installations lumineuses d’Etienne de Crécy. Mais ce n’est pas tout pour l’électro, à Strasbourg, c’est carrément une école dédiée aux musiques électroniques qui vient d’ouvrir. L’année 2018 donne le beat, l’électro sera roi. 

Crédit Photo : Square Cube, Live audiovisuel d’Étienne De Crécy et 1 024 Architecture © Yves Malenfer